La leçon d’histoire

Chers Amis,


En décidant de placer la projection de la LECON D’HISTOIRE sous les auspices du Caméra Club, Claude et moi, étions conscients du risque que nous prenions. Que de responsabilités assumées au cours de ces trois années ! Le soir du 16 octobre, sous les ovations du public, j’ai pensé à tous ceux qui m’ont accordé leur confiance depuis le début de cette aventure : d’abord à mon épouse bien sûr, qui a dû supporter avec persévérance cette longue gestation et aux acteurs du film. Cette réussite leur appartient ainsi qu’à Claude et aux innombrables anonymes pour leur aide discrète et efficace.


La large diffusion à laquelle je m’étais engagé n’a pas été facile :


  1. L’appel à un producteur rendu nécessaire pour la mise aux normes et le financement d’images d’archives et de musique s’est révélé difficile. Il ne fallait pas dénaturer le film tout en respectant les normes professionnelles très strictes appliquées aux documentaires. Grâce à la patience et à la compréhension du producteur, nous sommes finalement parvenus à une solution satisfaisante.


  1. Une projection dans la grande salle du théâtre de BONLIEU me paraissait indispensable pour tester l’impact du film sur un large public et rassurer les futurs diffuseurs. Là aussi ce n’était pas gagné d’avance et j’ai dû m’impliquer plus que je ne pensais. Mais que de bonnes volontés rencontrées ! Il est réconfortant pour nous tous d’avoir permis de mettre en évidence l’existence d’une volonté populaire, y compris chez les jeunes, en faveur des valeurs que ce film prétend défendre.


Je ne peux m’empêcher de redire combien la caméra a été, pour moi, un moyen d’expression extraordinaire. Personnellement, convaincu, par le sujet, animé par la passion, je me suis efforcé d’ignorer le doute, les préjugés, les idées préconçues, de ne pas trahir les témoins, de rester fidèle à ma propre conception du cinéma pour la plus grande satisfaction du public. Car, en définitive, c’est son jugement qui importe.


Amicalement,


Bernard REYDET

Les chapitres du film


1 La Résistance:


Les soldats de l’ombre qui ont su dire non à HITLER


2 Être Juif dans les années 40:


Jusqu’en 1940 la France est terre d’accueil. En quelques mois, arrivent les lois anti juives , suivies du génocide.


3 Les arrestations:


Le jour où tout bascule.


4 Les convois de la mort:


Le début de l’horreur avec, souvent, la mort au bout du voyage.


5 Les camps:


Les camps de transit, de déportation, d’extermination. "Les marches de la mort" qui ont précédé la libération.


6 L’après:


La difficile reconversion. L’ultime message. Avec cette question qui taraude les déportés:

Pourquoi des hommes civilisés en sont arrivés là?

Ce long métrage qui est destiné à sensibiliser une large opinion en faveur de la Paix, contre la violence et

l’exclusion, prolonge l’action de l’éducation nationale menée activement dans notre département.

Bernard REYDET